Ambassadeurs de marque

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Department of Foreign Affairs and International Trade/Library and Archives Canada.

Jules Léger

 

« Lorsqu’il quitta Ottawa pour servir en mission à l’étranger, il eut tôt fait de se révéler comme un représentant admirable de son pays. Il avait une dignité naturelle sans aucune trace de suffisance officielle. Lors de négociations, il était patient et tenace. Il n’a jamais tant fait preuve de ces qualités que lors de son ambassade à Paris lorsque le général de Gaulle chercha à rendre difficile la position de l’ambassadeur du Canada. »

Charles Ritchie, diplomate canadien

 

« Nommé 21e gouverneur général du Canada (1974-79), Jules Léger et son épouse Gabrielle arrivent dans l’Arctique canadien ». Canada. Gouverneur général / Bibliothèque et Archives Canada / PA-210517

Jules Léger fut un pionnier parmi les diplomates francophones ayant servi le Canada pendant près de quarante ans. Né à St. Anicet, Québec, en 1913, Léger a étudié à l’université de Montréal et à la Sorbonne avant de joindre le ministère des Affaires extérieures en 1940. En 1953, nommé à l’âge de quarante ans ambassadeur au Mexique, il fut à l’époque le plus jeune ambassadeur du Canada jamais nommé. Léger inscrit une autre première un an plus tard lorsqu’il devint le premier sous-secrétaire aux Affaires extérieures francophone du ministère. La quintessence du joueur d’équipe, Léger et le ministère qu’il dirigeait apportèrent un soutien inestimable au ministre Lester B. Pearson au cours de ce qui est parfois encore reconnu comme l’âge d’or de la diplomatie canadienne. En 1964, suite à des affectations à l’OTAN et en Italie, Léger fut nommé ambassadeur en France, le Canada espérant ainsi renforcer ses relations et endiguer la montée du séparatisme au Québec. Toutefois, le président Charles de Gaulle le voyait autrement, s’écriant “Vive le Québec libre!” du balcon de l’Hôtel de Ville de Montréal pendant Expo 67. Malgré la situation intenable dans laquelle de Gaulle l’avait mis à Paris, Léger plaida la retenue auprès d’Ottawa. « Son tact, sa patience, son superbe jugement et ses nerfs d’acier, » se souvient un admirateur, « firent plus que de garder ouvertes les lignes entre Ottawa et le Quai d’Orsay, » c.-à-d. le ministère français des Affaires étrangères. Entre 1968 et 1972, Léger était sous-secrétaire d’État, jouant un rôle clé dans la mise en œuvre de la nouvelle politique du gouvernement canadien sur le bilinguisme officiel. En 1974, ayant reçu l’année précédente l’ordre du Canada, Léger fut assermenté en tant que le 21e gouverneur-général du Canada. Il subit une attaque cérébrale sévère six mois plus tard. Soutenue de manière efficace par son épouse Gaby, il demeura en poste jusqu’à sa retraite en 1979, offrant aux Canadiens un modèle admirable de courage dans l’adversité. Au décès de Léger en 1980, le premier ministre Pierre Trudeau déclara que le Canada avait perdu « un de ses fils et serviteurs les plus remarquables.»

Lecture supplémentaire:

  • Charles Ritchie, “A Tribute to Jules Léger,” International Perspectives (November-December 1980): 1.
  • Robin S. Gendron, “Advancing the National Interest: Marcel Cadieux, Jules Léger, and the Canadian Participation in the Francophone Community, 1964-1972,” in In the National Interest: Canadian Foreign Policy and the Department of Foreign Affairs and International Trade, 1909-2009, ed. Greg Donaghy and Michael Carroll (Calgary: University of Calgary Press, 2011): 121-135.
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