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Fournie par Paul Heinbecker

Paul Heinbecker

 

« L’Ambassadeur Heinbecker manifeste un sentiment d’empathie pour les personnes dans le besoin ou sans voix, et nous fait sentir, tant au niveau individuel qu’international, que tout est possible. »

-Jane Boulden
chaire de recherche du Canada en relations internationales, Collège militaire royal du Canada

 

Paul Heinbecker a défendu l’ordre international fondé sur des règles à une époque critique.  En 2003, alors qu’il était ambassadeur à l’ONU, Heinbecker tente de trouver un compromis lors du débat par le Conseil de sécurité sur l’intervention militaire en Irak. Bien que les États-Unis ne puissent pas dissuadés de leur guerre de premier recours, Heinbecker est une des voix principales qui déconseillent au Premier ministre Jean Chrétien la guerre et le déploiement des forces canadiennes en Irak. Dans ses mémoires, Chrétien décrit cette décision comme « l’un des moments les plus importants de notre histoire » et peut-être la meilleure décision de sa carrière politique.

Paul Heinbecker au Bil Graham Centre for Contemporary International History, 2015 Milan Ilnyckyj.

Alors que les États-Unis poursuivaient leur guerre contre le terrorisme, les règles et les conventions étaient mises à rude épreuve et même enfreintes. En 2002, Heinbecker, alors l’ambassadeur aux Nations Unies, conteste la tentative de l’administration du président George W. Bush de dissocier le personnel américain de la juridiction de la Cour pénale internationale (CPI). Par l’entremise du Conseil de sécurité des Nations Unies, l’administration Bush proposait une résolution accordant l’immunité aux soldats et aux diplomates des États qui n’avaient pas ratifié le statut de la CPI.  Heinbecker réussit à rallier d’autres membres de l’ONU contre cette initiative, obligeant les États-Unis à demander l’immunité chaque année. Par la suite, les violations des droits de l’homme commises par les Américains à la prison d’Abou Ghraib ont effectivement détruit l’argument des États-Unis en faveur d’une exemption permanente.  L’intervention de Heinbecker a permis de préserver l’intégrité du mandat de la CPI en matière de poursuite des violations majeures du droit pénal international.

La détermination de Heinbecker à défendre la CPI met en évidence sa longue carrière en appui d’un programme pour le Canada en matière de sécurité humaine.  En 1996 à titre de sous-ministre adjoint chargé des politiques mondiales et de sécurité, il coordonne une force multinationale au Zaïre afin de protéger les réfugiés rwandais. En 1997, il négocie le protocole de Kyoto de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de 1992 et participe à la négociation de la fin du conflit au Kosovo en 1999 en tant que directeur politique du G7. Heinbecker a également été conseiller du Premier ministre Mulroney sur la politique étrangère et rédacteur en chef de ses discours.

Né à Kitchener, en Ontario, en 1941, Heinbecker étudie l’anglais et l’histoire à la Waterloo Lutheran University et entre au service extérieur en 1965. Heinbecker est le premier directeur du Centre for Global Relations de l’Université Wilfrid Laurier et membre émérite du Centre for International Governance Innovation. 


Lectures complémentaires :

Heinbecker, Paul. Getting Back in the Game: A Foreign Policy Playbook for Canada. Toronto: Dundurn Press, 2011.

— et Bessma Momani, eds. Canada and the Middle East: In Theory and Practice. Wilfrid Laurier University Press, 2010.

— et Patricia Goff, eds. Irrelevant or Indispensable?: The United Nations in the Twenty-First Century. Wilfrid Laurier University Press, 2005.

 

 

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