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Courtoisie de Linda Bell

Michael Dougall Bell

 

« Je me considère comme étant à la fois pro-palestinien et pro-israélien. »

Michael Dougall Bell

 

« Recevant un doctorat honorifique à la veille de son décès, 2017 ». Avec la permission de l’université de Windsor


Michael Dougall Bell a été un des architectes clés de la politique canadienne au Moyen-Orient. Né à Windsor, Ontario en 1943, Bell fut éduqué à l’université de Windsor avant de joindre le ministère des Affaires extérieures (MAE) en 1967. Après avoir servi à Ottawa, en Jamaïque et à Trinidad, il fut affecté en 1975 en Israël ce qui suscita chez lui un intérêt tout au long de sa vie pour le Moyen-Orient. Connu pour son acuité, son jugement sûr et sa nature douce, Bell devint directeur-adjoint de la direction des Relations avec le Moyen-Orient du MAE en 1978, agissant en tant que chef de cabinet de l’ancien chef du Parti Progressiste-conservateur Robert Stanfield, que le premier ministre Joe Clark avait nommé pour étudier sa promesse électorale controversée de déménager l’ambassade du Canada en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, ville contestée. Après avoir traversé le Moyen-Orient, Stanfield et Bell firent la recommandation prudente de laisser l’ambassade en place, conseil qui fut suivi. Après un séjour à Rome, Bell dirigea la direction des Relations avec le Moyen-Orient de 1983 à 1987 et fut ensuite ambassadeur en Jordanie. De 1990 à 1992 il fut ambassadeur en Israël, une affectation qui fit appel à toute son habileté diplomatique puisque qu’elle coïncida avec la fin de la première intifada palestinienne et la guerre du Golfe. Après avoir servi en tant que directeur-général pour l’Europe central et de l’est, un rôle critique alors que les pays de la région abandonnaient le communisme suite à la dissolution de l’Union soviétique, Bell revint au Moyen Orient en tant qu’ambassadeur en Égypte de 1994 à 1998 et ensuite Israël de 1999 à 2003. Cette fois, son affectation en Israël chevaucha la deuxième intifada et l’invasion américaine de l’Irak (que Bell avait visité en 1997 en tant qu’inspecteur en désarmement de l’ONU), deux événements qui secouèrent la région et frustrèrent ses efforts déterminés de parvenir à la paix et la sécurité aussi bien pour les israéliens que les palestiniens. Largement respecté, de 2005 à 2007 Bell présida le comité international des donateurs pour la reconstruction de l’Irak déchiré par la guerre. En plus de ses divers postes universitaires et de commenter fréquemment dans les media, il consacra sa retraite à la cause qui lui tenait le plus à cœur, trouver une solution pacifique au conflit israélo-palestinien, codirigeant l’Initiative de la vieille ville de Jérusalem. Bell est décédé en 2017.

Lecture supplémentaire:

  • Tom Najem, Michael J. Molloy, Michael Bell, and John Bell, eds., Track Two Diplomacy and Jerusalem: The Jerusalem Old City Initiative (New York: Routledge, 2017).
  • Tom Najem, Michael J. Molloy, Michael Bell, and John Bell, eds. Governance and Security in Jerusalem: The Jerusalem Old City Initiative (New York: Routledge, 2017).
  • Tom Najem, Michael J. Molloy, Michael Bell, and John Bell, eds., Contested Sites in Jerusalem: The Jerusalem Old City Initiative (New York: Routledge, 2017).
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