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Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international/Bibliothèqu e et Archives Canada

Klaus Goldschlag

 

« Le meilleur cerveau en matière de politique étrangère au ministère. »

Allan Gotlieb
ambassadeur du Canada auprès des États-Unis (1981-1989)

 

Klaus Goldschlag écrivait des politiques pour changer le monde. C’est en 1978 que Goldschlag se joint à la délégation canadienne pour participer à la Session extraordinaire des Nations Unies sur le désarmement (UNSSD). Avec la délégation canadienne présidant le Caucus de l’Ouest, le Premier ministre Pierre Trudeau décide de présenter une proposition qui limite la prolifération nucléaire moyennant des restrictions sur les essais de détonations nucléaires et de dispositifs de lancement, des réductions sur la production de matières fissiles pour la fabrication d’armes nucléaires et en plafonnant les dépenses consacrées aux systèmes d’armes nucléaires.

Klaus Goldschlag à son bureau à l’ambassade du Canada à Bonn, Allemagne de l’ouest. Gunther Schleith/ Bibliothèque et Archives Canada

Goldschlag travaille en étroite collaboration avec Trudeau pour rédiger son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies. Il invente l’expression « stratégie d’asphyxie » pour décrire l’approche destinée à couper la course aux armements en réduisant les moyens de les produire. Le discours final présente une vision de la non-prolifération qui décrit un plan réalisable sans condamner les puissances nucléaires du monde. Trudeau reçoit de nombreux éloges pour son discours, recueillant même celles de l’ambassadeur soviétique. Il a fallu des décennies pour que les propositions soient transposées dans les traités multilatéraux, mais le discours de Trudeau – et les propos de Goldschlag – ont accordé au Canada un rôle de premier plan dans les mesures de non-prolifération et de réduction des armes.

Goldschlag se joint au service diplomatique en 1949. Linguiste exercé, sa brillante analyse de la politique étrangère lui fait gravir les échelons du ministère des Affaires extérieures. En 1972, il rédige trois options de politique étrangère pour le gouvernement Trudeau. Sa « troisième option » sert de modèle à une nouvelle politique étrangère canadienne, indépendante de l’influence américaine. Goldschlag est ensuite nommé ambassadeur en Turquie, en Italie et en Allemagne de l’Ouest. Un accident chirurgical en Allemagne de l’Ouest le laisse paralysé du côté droit et le contraint à prendre une retraite anticipée.

Goldschlag nait à Berlin, en Allemagne, en 1922. Orphelin en raison du régime nazi, il est adopté par le courtier en assurances de Toronto, Alan Coatsworth. Il obtient son baccalauréat ès arts à l’Université de Toronto en 1944 et se joint à l’Armée canadienne. Après la guerre, il obtient une maîtrise en arabe à l’Université de Toronto et une deuxième maîtrise en langues orientales à l’Université de Princeton. Il est nommé officier de l’Ordre du Canada en reconnaissance de ses contributions au service diplomatique.


Lecture complémentaire:

Meyer, Paul. « Pierre Trudeau and the “suffocation” of the nuclear arms race. » International Journal 71, no. 3 (2016): 393-408.

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