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Courtoisie de James Bartleman

James Bartleman

 

« Ces années étaient mauvaises: la pauvreté, la discrimination raciale, l’intimidation et la réalité gothique. Avant mes dix ans, le pire était derrière moi mais le souvenir d’avoir été exclu est demeuré en moi pour la vie et fut ravivé par mon contact avec le Tiers monde au cours de ma carrière dans le service extérieur. »

Out of Muskoka , J. Bartleman

 

“En consultation avec le premier ministre Jean Chrétien ». Courtoisie de James Bartelman

Membre de la première nation Mnjikaning, James Bartleman a servi sur chacun des continents habitables du monde.

Né dans la pauvreté à Orillia, Ontario en 1939, Bartleman s’est heurté au racisme étant fils d’une mère ojibwa et d’un père blanc. Grâce à l’appui financier d’un bienfaiteur altruiste, il obtint son diplôme de l’université de Western Ontario avant de joindre le ministère des Affaires extérieures en 1966, devenant à sa connaissance son seul agent autochtone.

Après ses premières affectations à Bogota, Dhaka (où il ouvrit la première mission du Canada au Bangladesh et persuada l’ACDI de contribuer au financement de la campagne de l’OMS qui réussit éventuellement à éradiquer la variole dans ce pays pauvre) et Bruxelles, il dirigea la direction du Commonwealth et des Antilles du MAE avant de servir de 1981 à 1983 en tant qu’ambassadeur à Cuba, établissant des relations étroites mais circonspectes avec le mercuriel Fidel Castro. Après avoir supervisé la sécurité et les renseignements au ministère (en cette capacité, il témoigna plus de vingt ans plus tard à l’enquête publique dans l’explosion du vol Air India 182, qu’il avait prévenu la GRC d’une menace potentielle sikh aux avions d’Air India quittant le Canada le weekend du 22-23 juin 1985), Bartleman devint ambassadeur en Israël, où il fut témoin de 1986 à 1990 de la première intifada palestinienne. En tant qu’ambassadeur à l’OTAN de 1990 à 1994, Bartleman fut au coeur de la réponse canadienne et occidentale à la fin soudaine de la guerre froide et la dissolution de l’URSS, incluant l’ancienne Yugoslavie où l’éruption de la violence ethnique longtemps réprimée incita le Canada à envoyer des gardiens de la paix. De 1994 à 1998 Bartleman fut le conseiller en politique étrangère du premier ministre Jean Chrétien. Il poursuivit sa carrière diplomatique comme chef de mission en Afrique du sud (où il fut traumatisé après avoir été violemment battu par un voleur), ensuite en Australie et finalement comme ambassadeur à l’Union européenne.

En 2002, Bartleman fut nommé le premier autochtone et 27e lieutenant-gouverneur de l’Ontario et mena des initiatives importantes pour lutter contre le suicide et l’analphabétisme chez les jeunes autochtones du nord de l’Ontario. Il est officier de l’Ordre du Canada et récipiendaire des médailles des jubilées d’or et de diamant de la Reine Élisabeth II.

Vidéo: James Bartleman s’addressant aux étudiants de l’ unversité Western 2019 – https://youtu.be/cX8OVytOMMc

Lecture supplémentaire:

James Bartleman, Out of Muskoka (Newcastle: Penumbra Press, 2002).
James Bartleman, On Six Continents: A Life in Canada’s Foreign Service, 1966-2002 (Toronto: McClelland & Stewart, 2004).
James Bartleman, Rollercoaster: My Hectic Years as Jean Chrétien’s Diplomatic Advisor, 1994-1998 (Toronto: McClelland & Stewart, 2005).

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